Portrait de coureuse: Marie-Eve Cloutier


  • Nom de la coureuse : Marie-Eve Cloutier

  • Âge : 38

  • Pratique la course à pied depuis : 2010

  • Première année d’adhésion au CTB : 2013


Printemps 2020, Shefford

Qu’est-ce qui t’a amené à débuter la course à pied ?


J’ai toujours aimé courir, mais je ne pratiquais pas la course sur une base régulière. Après la naissance de mon 2e enfant, j’ai eu envie de m’y mettre sérieusement. J’ai commencé à courir quand il avait 6 mois et j’ai couru mon premier 5km officiel 6 mois plus tard. Ma motivation s’est maintenue au fil du temps, j’ai toutefois pris une pause au retour de l’adoption de ma fille en Chine, et pour reposer temporairement une blessure au tendon d’Achille.


Quel genre de coureuse es-tu ?


Je suis une coureuse minimaliste holistique, c’est-à-dire que je reconnais les bienfaits globaux que me procure ce sport. Ces bienfaits sont nombreux : physique, mental, émotionnel, spirituel, social, dépassement de soi. Je fais le minimum qui m’attire le maximum de résultats. J’ai un bon équilibre de plaisir et de discipline.

Que t’apporte la course de trail ?


La course en trail a changé ma vie, sans exagération. J’y ai découvert une passion. Courir dans la forêt me fait sentir libre, joyeuse, épanouie. Ayant fait de la natation pendant une dizaine d’années dont 5 ans de compétition, de l’athlétisme et de l’entraînement de musculation en salle, j’ai toujours été assez sportive. La course de trail m’a toutefois permis de me découvrir un nouvel intérêt pour la randonnée, activité que j’essaie de pratiquer régulièrement. J’adore courir l’automne, la température est parfaite et les paysages colorés sont à couper le souffle!

Que t’apporte le Club de trail de Bromont, ou le fait de courir en groupe avec le CTB ?


Je considère le CTB comme ma famille élargie! J’étais là dans les débuts et je me réjouis de tout ce beau monde qui s’est ajouté depuis. Le CTB m’a montré comment bien courir et à relever des défis que je n’aurais pas cru possible auparavant. Je m’y suis fait plusieurs amis. Le CTB attire des gens optimistes qui aiment la vie, le genre de personnes dont je veux m’entourer.

Que représente une semaine d’entraînement type pour toi ?


Je cours ou randonne tous les jours, normalement 2 fois/semaine au club, 1 fois avec un(e) ami(e) et je sors tous les jours avec mon chien, mon nouveau partenaire d’entraînement ! Mes sorties de course varient entre 30 et 90 minutes, sauf quand je m’entraîne pour une course de longue distance, j’ajoute quelques sorties plus longues. Je pratique aussi le yoga par courtes séances de 20 minutes, environ cinq fois par semaine. Je suis très structurée dans le suivi de mes programmes d’entraînement lorsque je me prépare pour une course-objectif, je déroge rarement. J’intègre mes priorités d’activités à ma routine et je crois que c’est en grande partie cette rigueur et cette organisation (et le fait que je sois lève-tôt !) qui me permettent d’intégrer l’entraînement au travers de l’horaire familial d’une mère de quatre enfants ! J’ai toutefois plus grande flexibilité d’horaire, car je partage la garde de mes enfants avec leur père.



Septembre 2019, Mont Lafayette

Quelles sont tes aspirations/motivations en lien avec la course à pied ?


J’ai déjà accompli mon objectif de courir un ultratrail (55km du Bromont Ultra en 2019). Je souhaite faire un triathlon Ironman d'ici mes 50 ans, défi d’ampleur, mais cette discipline ne m’est pas totalement inconnue puisque j’ai déjà complété des triathlons sprint lorsque j’étais adolescente. Je vais faire un marathon sur route cette année, plus précisément le marathon de Québec prévu en octobre, ce sera ma revanche de ma première expérience en 2017 qui n’avais pas été exceptionnelle. J’espère entre autres réussir à mieux gérer mon alimentation durant la course. J’aimerais aussi faire un 10km rapide sur route. En termes de trail, je n’ai pour l’instant pas d’objectifs précis en vue, j’irai “au feeling”, je serai fermeuse ou je me laisserai influencer par les défis de mes amis!



3 octobre 2019, Bromont Ultra (BU55)


Quelles sont tes forces comme coureur(se) ?


J’écoute mon corps, je suis persévérante, positive, disciplinée et je suis aussi une coureuse joyeuse! J’aime garder le plaisir au centre de l’activité, échanger avec les autres coureurs, être à l’écoute et leur apporter du positif lorsque je le peux. L’aspect social est très important pour moi, encourager et motiver les gens me rendent heureuse.

Dois-tu par moments composer avec des blessures ? Si oui, comment gères-tu cet aspect ?


Je me foule légèrement une cheville chaque année! Je continue à courir, ça guérit vite. Je dois faire attention à mon tendon d’Achille (depuis 2018 suite à une reprise trop rapide) et ma bandelette (suite au BU 2019). Dès que je sens que la douleur revient, je fais mes étirements, je sors le rouleau et je réduis mon volume d’entraînement.

Participes-tu à l’occasion à des courses organisées à titre de coureur ou bénévole et si oui, quels sont tes événements coup de cœur ?


Le BU évidemment! Je l’ai couru et j’ai été bénévole. Je m’inscris en général à une seule course par année en automne. J’aime être fermeuse et j’aimerais répéter l’expérience ailleurs au Québec. Je suis coach bénévole au CTB et j’adore ça. :)

Quel est ton plus beau souvenir et ta plus grande fierté en tant que coureur(se) de trail ?


Avoir couru le 55km du BU dans un temps inférieur à ma prévision et l’avoir terminé dans la joie, ce qui était mon objectif principal.

Si tu avais un message à faire passer aux autres trailrunners, quel serait-il ?


La pratique de la course en sentier est un exercice autant physique que spirituel. Bien des soucis nous quittent quand on se dépense en forêt et les endorphines post-course font des merveilles pour le moral! J’éprouve beaucoup d’émerveillement et de gratitude lorsque je me retrouve en forêt, je pense qu’il faut savoir être reconnaissants de ces moments, chacun à notre façon.


Si tu avais un conseil à donner au coureur que tu étais quand tu as débuté (ou aux coureurs qui veulent débuter), quel serait-il?


Faites des petits pas légers et n’hésitez pas à courir à la façon ludique d’un enfant, ayez l’impression de voler au-dessus du sentier ! Amusez-vous en descendant, peu importe ce que les gens en pensent, la course est une occasion de se sentir libre.



Mai 2019, Mont Mégantic

Ce portrait de coureurs a été réalisé par les deux SEB (Moreau et Martin)!

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